Lawrence Joseph Leeson

etude pour le cavalier
Laurence Leeson – Étude pour le Cavalier de l’Apocalypse, gouache sur papier, 42 x 43cm, collection privée.
1930

Naissance de Laurence Joseph Leeson, le 23 juin, à Leeds Angleterre.

(Laurence est devenu « Lawrence » dès son arrivée en France, pour éviter « Madame Laurence Leeson » dans l’ensemble de sa correspondance)

Portrait
Lawrence Leeson Autoportrait CIRCA 1956 Encre sur carton, collection privée.

1939

Il est évacué de Liverpool à la campagne, prés de Shrewsberry, Shropshire.

1942 – 1944

Eduqué à Sandbach School.

1944 – 1947

Priory School for boys, Shrewsberry.

Il obtient une distinction in Art dans the School Certificate.

1948 – 1949

Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Shrewsberry; il reçoit une bourse pour étudier à l’école des Beaux-Arts de Birmingham.

1949 – 1953

À l’école des Beaux-Arts, il passe les Intermediate examination in Art & Crafts, The National Diploma in Design (N.D.D.), The Art Teacher’s Diploma (A.T.D.)

1952

Il visite l’Italie.

1953

Prix du concours Fine Art de Mitchell and Butler.

1954

Subvention de l’académie de Birmingham pour une peinture sur le mur d’une école.

1954

Achat par la Victoria and Albert Museum d’une gravure intitulée The Furniture Shop.

Une de ses peintures est exposée à l’exposition tournante du Conseil des Arts de Grande-Bretagne.

Octobre 1953 – Octobre 1955

Service militaire en Égypte. Dans le régiment de Royal Horse Artillery, il est formé à devenir éclaireur dans le désert. Toujours muni d’un carnet de croquis, il commence à dessiner cet environnement, ses habitants et leurs maisons. Il visite souvent les villes interdites aux soldats. On le charge du poste de peintre en lettres du régiment… ce qui lui donne accès à un atelier et aux fournitures de peinture. Il enseigne le dessin et la peinture aux civils dans le Corps d’éducation de l’armée. C’est là qu’il rencontre Liliane sa première compagne (ils auront trois filles, Jacqueline, Suzan et Louise).

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EGYPTIAN FELAHIN, AVRIL 1954, Lawrence LEESON – dessin pour une peinture murale, collection privée.

1955

Il travaille comme conférencier à l’école des Beaux-Arts à Stoke on Trent, Angleterre, où il enseigne le Basic Design et Intermediate Course.

1956

Il expose au Café Royal, Londres.

1957

Exposition à The Piccadilly Gallery, Londres.

1957-1958

Achat par Flieschman (Collection privée, USA).

1958

Il expose à la Royale Academy Summer Show, Londres.

1959

Achat par Stoke on Trent Municipal Gallery, Angleterre.

1962 – 1982

Il travaille comme conférencier à l’école Régionale des Beaux-Arts à Hull, Yorkshire, Angleterre.

Il enseigne Basic Design, Foundation Course et dans l’école de peinture.

1962

Il commence la série de Spurn Point – peintures et monotypes. Spurn Point, à 40km à l’est de Hull, est une péninsule de terre qui s’étend entre la mer du Nord et le fleuve Humber. Sa forme change constamment à cause de l’érosion et des dépôts de sédiments.

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SPURN POINT, 1963, Lawrence LEESON – gouache sur papier 60 x 48,5cm, collection privée.

1963

Achat d’un tableau de Spurn Point par Granada Television.

1963

Exposition à l’université de Hull, Angleterre.

1963 – 1964

Il est choisi comme Gulbenkian Fellow* in Painting ,Université de Keele, Angleterre (*la Fondation pour les Arts de Caloust Gulbenkian. Une année entière consacrée à la peinture – voir article de M.G. Mc Nay)

Leeson à Keele

Extraits d’un article par M.G. Mc Nay
The Guardian 27/08/64
« Lorsqu’on avait demandé à Laurence Leeson ce qu’il ferait s’il recevait la Gulbenkian Fellowship (bourse de recherche de l’université) il avait répondu: Peindre bien sûr. Et c’est ce qu’il a fait depuis un an qu’il a obtenu cette bourse.
Lorsqu’il a exposé à l’université le travail qu’il avait réalisé depuis son arrivée sur le campus, il y avait eu plus de 70 pièces, dont plus de 40 étaient de grandes peintures à l’huile (qui seront exposées à nouveau à Stafford) il en a vendu 22. Une dactylo de l’université a acheter deux dessins; la princesse Margaret et Lord Snowdon ont pris six toiles sur lesquelles réfléchir à Kensington Palace; l’Université en a acheté deux; des professeurs en ont acheté quelques-unes individuellement; la salle des professeurs a décidé de ne pas en acheter. Ceci résume la situation de Leeson à Keele; il a de nombreux partisans enthousiastes, mais il y en a d’autres parmi le personnel enseignant – d’évidence une majorité – qui sont plutôt froids pour ce qui est du système de la Gulbenkian fellowship. L’un deux est allé jusqu’à dire que le type qui est peintre a sacrément de la chance d’avoir un an pendant lequel il se fait plaisir.
Le véritable impact a été sur les étudiants comme il se doit. Au début de l’année Leeson a fait des conférences aux étudiants de 1ere année, après quoi il a été assiégé d’invitations pour parler à leurs associations. Leeson, qui peint de 9 heures du matin à 7 heures du soir a trouvé que son travail était quelque peu éclaté car beaucoup d’étudiants insistaient pour le faire parler et il dut limiter le nombre de conférences qu’il donnait dans la semaine.
Connaissant l’état actuel dans lequel se trouve l’éducation secondaire en ce qui concerne les arts visuels, Leeson sait bien qu’il ne peut pas faire aimer la peinture moderne aux étudiants par le discours.
Mais, tel le héros de Birdeshead Revisited qui dès sa première après-midi suspendit fièrement une reproduction des tournesols de Van Gogh au-dessus de sa cheminée, les étudiants sont un bon matériau pour une conversion ou, comme le dit Leeson, une contamination.
Il les contamine en les entourant de peinture. Son exposition Campus a été partagée entre la salle du conseil et le grand réfectoire à Keele Hall, la salle de réunion et de musique de la maison du Syndicat Edudiant, et le réfectoire Lindsay.
L’exposition n’a pas été appelée Campus à la légère. Leeson réagit vite à l’environnement, et les constantes constructions et démolitions à Keele, l’atmosphère d’une jeune université qui se développe, même les visages qui passent derrière la fenêtre de son atelier ont influé sur son travail. Avant de venir à Keele il a enseigné à Hull, les falaises et la mer de Spurn Head apparaissaient dans les formes sombres, rocailleuses, étroitement organisées de sa peinture.
À Keele sa peinture c’est détendu; il y a plus de mouvement et de lumière. Car bien qu’elle soit abstraite, la qualité de la lumière est constamment ressentie; sur certaines toiles elle est presque tangible, s’attachant comme du sirop; dans d’autres c’est une douce luminosité, un effet argenté sur gris; ou bien c’est peut-être le jaune ou l’orange éblouissant. Une étoile peinte de blanc avec quelques légères images surimposées est fixée devant une fenêtre de l’atelier de manière à ce que la lumière filtre au travers et transforme la surface de la toile.
Cette nouvelle liberté ne signifie pas que les peintures sont moins bien organisées, mais l’ossature est plus subtile, cachée par la lumière, suggérée par le déploiement habile de la couleur et de la texture. Mais la méthode du peintre est instinctive; il ne fait jamais de dessins préliminaires mais attaque la toile avec le même esprit que Jackson Pollock même si c’est avec un résultat totalement différent: il attend que des choses se passent pour donner forme à sa peinture. La discipline de Leeson c’est tout ce qu’il a fait et découvert auparavant.
Non qu’il ne soit pas influencé par d’autres peintres: il est touché par presque tout ce qui se passe en peinture et graphisme – pour lui l’exposition Gulbenkian à la Tate Gallery est une merveille. Et la chose essentielle est qu’il communique son émotion.
Comme de nombreux peintres, il s’anime énormément quand il se met à parler de son sujet. À la différence de la plupart, il apprécie de gagner sa vie en enseignant l’art. Avant de travailler à Hull, il enseignait à Stoke. Lorsque sa Fellowship s’arrêtera en Septembre, il a l’intention de recommencer à enseigner. En attendant, l’année passée sans enseigner a eu une grande valeur pour sa peinture, permettant à des idées de se développer, idées qui sans cela auraient peut-être été étouffées…

 

1964

Expositions à la galerie d’Art de Staffordshire

1964

Achat par la Princesse Margaret, Chacellor de l’université de Keele, et Lord Snowdon.

Achat par l’université de Keele.

Achat par Alsager Teacher Training College, Staffordshire.

Achat par Crewe Teacher Training College.

Achat par Collection Plesch.

1965

Exposition à la galerie municipale d’Art Ferens, Hull avec Michael Chilton et Victor Newsome.

1966

Achat par l’université de Keele.

Leeson, Laurence, b.1930; Peninsula I
Leeson, Laurence; Peninsula I; Keele University Art Collection; http://www.artuk.org/artworks/peninsula-i-18757
Leeson, Laurence, b.1930; Parts
Leeson, Laurence; Parts; Keele University Art Collection; http://www.artuk.org/artworks/parts-18759

1968

Il expose avec Martin Wolverson à l’Université de Keele.

Extrait de Six Towns Magazine, novembre 1968.

« De nouveau de grandes peintures à l’huile dominent le grand Hall, des couleurs plus dures, des formes plus aiguës – une part du lyrisme du peintre perdue – mais de nouveau trahissant l’obsession des thèmes limités – cette fois c’est le cercle complet, brisé, multiple, le thème est poursuivi dans des monogravures beaucoup plus petites, plus subtiles, qui en technique et texture rappellent que Leeson est quelqu’un qui ne cède à personne pour ce qui est des gravures. »

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Leeson, Laurence; Diminishing Circle; Keele University Art Collection; http://www.artuk.org/artworks/diminishing-circle-18758
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Leeson, Laurence; The Orchard No.2; The Potteries Museum & Art Gallery; http://www.artuk.org/artworks/the-orchard-no-2-19992

1969

Exposition à l’université de York.

Il voit, en concert à York, son héros Rashaan Roland Kirk, musicien de jazz.

1971

Il s’installe à Market Weighton, Yorkshire avec Heather Bramwell, sa deuxième compagne (qui lui donnera un fils, Joshua en 1976 et une fille, Laura en 1978).

Ils commencent la restauration d’une vaste école Victorienne désaffectée, qu’ils transforment en maison, atelier et galerie.

1972

Exposition de monotypes 3D à l’occasion du 21e anniversaire de l’université de Keele.

1972

Achat de monotypes 3D par l’Association des Arts de Yorkshire.

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TRIPOD, 1972, monotypes en 3D, encre sur papier, résine, polyvinylique, fibre de verre, 72 x78 x 50cm – crédit photo Bernard Dupuy©
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LES ARBRES 1994, Lawrence LEESON – encre sur papier 41 x 55cm, collection privée.

Les monotypes de LEESON forment des liens importants dans l’évolution de son œuvre et lui fournissent une méthode rapide d’exploration de sensations nouvelles ou d’émotions préférées.

(…)

Toits

1975

Un nouveau thème apparaît dans son travail, le nu féminin.

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TORSE, 1972, Lawrence LEESON – huile sur toile 93 x 128cm, collection privée.

1975

Exposition à la Galerie de Market Weighton.

1976

Achat par la Galerie Municipale d’Art Ferens, Hull, UK.

Leeson, Laurence, b.1930; Standing Figure
Leeson, Laurence; Standing Figure; Ferens Art Gallery; http://www.artuk.org/artworks/standing-figure-78704

1976

Exposition collective Peintres du Nord du Humber, organisé par Lincolnshire and Humberside Arts Association. (LHA)

1978

Prix pour le tableau, Shower, concours organisé par LHA sponsorisé par Sotheby’s Londres.

1981 (Juillet à Décembre)

Voyage en Californie USA et puis séjour de cinq mois à l’Université de New York State à Fredonia, où l’enseigne dans le cadre d’un échange universitaire.

1981 (Décembre)

Exposition du travail produit aux États-Unis à la galerie de Michael L. Rockefeller, Fredonia.

1982

Il reprend son poste comme conférencier à Hull, Angleterre.

Prix pour une étude murale pour l’hôpital (LHA).

Exposition Made in America à la galerie Market Weighton.

Il prend sa retraite anticipée pour se consacrer entièrement à la peinture.

Le nu féminin, ce reflétant dans un miroir de salle de bain, se baignant, intégré dans un paysage apparaît comme thème récurrent à partir de 1975. Les tons délicats et vaporeux des premiers nus, peints avec des coups de pinceaux finement hachurés, contrastent avec les peintures solides au couteau et aux couleurs primaires des années 1990. (Heather Leeson)

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TORSE BLEU, 1995, Lawrence LEESON – monotype, encre sur papier 50 x 75cm, collection privée.

1986

Il s’installe en France avec sa famille. À nouveau, ils restaurent un ancien bâtiment en ruines, situé à La Verrerie, Paussac, Dordogne.

1987

Exposition collective d’ART24, à Chancelade, Dordogne.

1988

Exposition à l’Atelier D’ys à Bordeaux.

1989

Exposition à l’Office de Tourisme de Périgueux.

Il participe, comme Garde National, aux célébrations du bi-centenaire de la Révolution à Bourdeilles, Dordogne.

1990

Il s’installe dans son nouvel atelier à La Verrerie.

1991

Exposition collective, 11e Rencontres de Monotypes, Centre culturel de la Visitation, Périgueux.

1992

Exposition en solo au Musée du Périgord (aka MAAP) à Périgueux.

Il anime un atelier de monotypes au musée pour les écoliers.

Leeson était un Trekkie, le fan avide de la série TV Star Trek. Il commence à travailler sur les thèmes inspirés par l’architecture de l’espace intersidéral et le vaisseau de l’espace Enterprise.

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L’ARCHITECTURE DE L’ESPACE INSERSIDÉRAL, 1993, Lawrence LEESON – aquarelle sur papier 44 x 64cm, collection privée.

1994

Commande par Monsieur le Préfet, Éric Degrémont, d’une production de 20 monotypes destinés à récompenser les lauréats du prix OSER.

1994

Il expose à la Galerie Racine à Nice.

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SILHOUETTES BLEUES, 1994, Lawrence LEESON, huile sur panneau 125 x 92cm, collection privée.

1995

Exposition collective Rives 95 CNBDI, Angoulême, Charente.

Exposition collective Salon d’Automne, Palais des Congrès, Royan, Charente Maritime.

1996

Exposition au Château de Castelnaud, Dordogne.

1996

Exposition collective Prix des Mouettes, Archives Départementales, La Rochelle, Charente Maritime.

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Transcription par LEESON de Bombardement de Algiers de Georges CHAMBERS(1803-1840), monotype 1996, encre sur papier – crédit Photo Bernard Dupuy©

 

Transcrire des morceaux d’une oeuvre d’art bien connue était un des exercices préférés que LEESON utilisait avec ses étudiants travaillant parfois à côté de lui. La série de monotypes d’après la Dentellière et le Joueur de Luth de Vermeer a été produite de cette manière. (H.L.)

« Nous n’entreprenons pas d’analyse d’oeuvres parce que nous voulons les copier ou parce que nous avons des doutes à leur sujet. Nous examinons les méthodes par lesquelles un autre a créé son oeuvre, pour nous mettre nous-mêmes en mouvement.

Cette approche devrait nous empêcher de considérer une oeuvre d’art comme quelque chose de rigide, de fixe et immuable. Des exercices de cet ordre nous mettront à l’abri du désir de nous approcher d’un produit fini avec l’espoir d’en enlever ce qui est le plus frappant et de partir avec. »

Extrait de « The Concept of Analysis, Paul Klee, Nov. 1921

Le 11 Mars 1997, Lawrence Leeson s’éteint dans sa maison de La Verrerie.

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Cavaliers de l’Apocalypse, Lawrence Leeson, 1996 – techniques mixtes – collection du MAAP, don de la famille Leeson au MAAP – photo Bernard Dupuy©
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